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En cas de Dyslipidémie (hyercholestérolémie)

Le taux de votre cholestérol sanguin (le « mauvais » ou LDL-cholestérol) étant élevé, des orientations alimentaires sont nécessaires.

Choisir les aliments naturellement les plus pauvres en cholestérol et en graisses animales :

  • fruits et légumes frais et secs, et pain traditionnel ;
  • ail : il a plus spécifiquement la réputation d’aider à faire baisser le taux de cholestérol, mais il faut surtout le considérer comme un condiment, utile notamment pour réduire la consommation de sel ;
  • céréales et dérivés (riz, pâtes, semoule…) ; ne pas les assaisonner de corps gras mais de sauce aux légumes (tomate, soja…) ;
  • poissons.

Éviter les aliments les plus riches en cholestérol et/ou riches en acides gras saturés.

Tenir compte des huiles de palme, de coprah concentrées en acides gras saturés.

L’apport moyen conseillé en cholestérol d’origine alimentaire est de 300 mg/j.

Pour ces produits, n’en prenez qu’en petite quantité :

  • beurre : 5 g/j (1/2 plaquette restaurant) ; pour les autres produits laitiers, choisir les demi-écrémé. Attention aux fromages secs et salés. Ne pas dépasser les 30 g de fromage sec/j (équivalent à 1/8 de camembert) ;
  • viandes, œufs. Choisir les morceaux de viandes les moins grasses ( annexe 6) et ne pas consommer de charcuterie en dehors du jambon ; ne pas dépasser 3 œufs par semaine ;
  • attention, les plats transformés industriels ou artisanaux doivent voir leur consommation fortement limitée. Ils participent pour beaucoup d’entre eux aux apports en excès des huiles de coprah, de palme ou de beurre qui sont des acides gras « saturés » favorisant l’augmentation du cholestérol. Leur taux est variable d’une préparation à l’autre, mais leur concentration est rarement mentionnée tout comme celle des acides gras trans (indiqué par les appellations graisse ou huile « hydrogénée » ou « partiellement hydrogénée »), aux effets également négatifs s’ils sont consommés en excès. Les biscuits, les gâteaux, les viennoiseries, les friandises contiennent également parfois beaucoup de graisse.

Au-delà de nombreux produits industriels, des plats artisanaux peuvent aussi contenir ces corps gras, interroger le traiteur.

Bien choisir les assaisonnements :

  • éviter la crème fraîche, elle ne doit pas faire partie des produits à consommer couramment mais occasionnellement. Elle est à émulsionner avec de l’eau pour l’alléger ;
  • margarines, il existe de grandes disparités entre elles. Éviter celles concentrées en acides gras trans (l’étiquetage de la plupart d’entre elles est malheureusement insuffisamment explicite sur leur concentration) ; d’autres contiennent des « stérols » ou « stanols » tant vantés par voie publicitaire. Elles sont beaucoup plus chères et ne font pas baisser miraculeusement le taux de cholestérol ;
  • huiles : consommation d’huile d’olive pour la cuisine et d’huile de colza ou de noix pour l’assaisonnement, 2 c. à soupe/j ;
  • les sauces grasses à type de béchamel classique, béarnaise, mayonnaise, sont fortement déconseillées. Une consommation très occasionnelle (1 fois/15 jours) est possible et en quantité modérée.

Favoriser :

  • curry (dans les féculents, les viandes) ;
  • herbes aromatiques (pour de nombreuses préparations) ;
  • câpres, cornichons, moutarde, raifort… selon vos goûts ;
  • sauces aux légumes (tomates, bouillons…).

Observer une activité physique régulière. Idéalement, pratiquer, tous les jours et à son rythme, une activité physique mais de façon assez soutenue (après un bilan chez le cardiologue).